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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 14:42

echec 1La géométrie dans l'espace est parfois reléguée au fin fond des progressions des profs de maths. Elle est pourtant capitale et fait partie intégrante de la compétence 3 du socle commun de connaissances et de compétences.

Globalement, au collège, les élèves n'y sont pas réfractaires et se plaisent plutôt à manipuler des solides, en contruire via des patrons ... Construire pour construire n'est pas toujours motivant et porteur de sens.

Nous avons pro

fité d'une heure d'atelier math par semaine en classe de 5ème pour mener un projet autour des solides au programme au collège : la fabrication d'un jeu d'échec.

 

Outre le plateau de jeu, chaque pièce est représentée par un solide géométrique ou un assemblage de solide :

 

 

• Le pion par un tétraèdre ;
• Le cavalier par une pyramide régulière à base carrée ;
• La tour par un cylindre ;
• Le fou par un prisme surmonté d’un tétraèdre ;
• La reine par un cylindre surmonté d’une cube et d’un cône ;
• Le roi par un prisme à base hexagonale surmonté d’un cube et d’une pyramide à base carrée. 
Les élèves travaillent par groupe de 4

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La construction de chaque pièce est plus ou moins guidée. Il peut s'agir d'un simple pechec7rogramme de construction, de la création du patron ... des problèmes géométriques non explicités se posent également aux élèves :

- déterminer la largeur du rectangle dans le patron du cylindre (avec le calcul de la circon férence du cercle)
- trouver les dimensions d'un carré qui s'insère dans un cercle
- trouver les dimensions d'un carré qui s'insère dans un hexagone régulier

A l'issue de la fabrication, les élèves apprenenent les rudiments du jeu et bien sûr s'affrontent !

Les élèves s'investissent tous dans le projet et manipulent, construisent tous les solides  du collège. Certains un an plus tard, en retravaillant en classe sur ces sujets ont immédiatement fait le lien avec le jeu d'échec construit un an plus tôt.

Items de la compétence 3 du socle travaillés :
- Réaliser, manipuler, mesurer, calculer, appliquer des consigne.
- Raisonner, argumenter, pratiquer une démarche expérimentale ou technologique, démontrer.
- Géométrie : connaître et représenter des figures géométriques et des objets de l'espace. Utiliser leurs propriétés.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 17:19

http://eric.regionpaca.fr/IMG/gif/Jog_the_web.gif

 

J'ai découvert il y a peu l'outil Jog the web qui permet de créer des parcours thématiques encadrés à partir de plusieurs pages Internet. Ces Webbook sont parfaitement adaptés pour le travail en classe sur le média Internet pas toujours facile à appréhender pour les élèves dans sa fonction informative.

Ils permettent de travailler sur un thème précis tout en apparenant à se servir intelligement du Web.

J'ai testé l'outil sur mes sixièmes en leur faisant découvrir la notion de périmètre à l'aide du parcours suivant :

http://www.jogtheweb.com/run/RYuWCLj4rlWn/Perimetre#1

 

Chaque page est accompagnée d'un cadre dans lequel figure, entre autres, les questions soumises aux élèves.

 

Objectifs de la séance:

  • Découvrir la notion de périmètre

  • Mieux appréhender les informations présentes sur Internet

  • Savoir utiliser Internet

  • Faire la distinction entre langage mathématique et langage courant

 

Conditions matérielles :un ordinateur par élève.

 

Déroulement du parcours :

 

1er site :

 

Il s'agit d'un intercalaire de présentation générale du parcours indiquant l'objectif et la marche à suivre.

 

2ème site :

 

La seconde page est une discussion sur un forum portant sur la question du périmètre de la France. La première personne qui répond détaille suffisamment sa réponse pour que l 'élève appréhende le périmètre comme étant la longueur du contour.

Il s 'agit aussi d'attirer l'attention sur la qualité des informations présentes sur les forums et l'importance de recouper des informations à l'aide de sources extérieures par exemple.

 

3ème site :

Le caractère éducatif permet de poser une définition plus académique. Sur cette page, on trouve également une méthode pour calculer le périmètre des polygones. Quelques exercices interactifs en bas de page permettent aux élèves de s'exercer très vite.

 

4ème page :

Cette page résume la légende de la fondation de Rome (au programme d'histoire de 6e). On y parle de périmètre circulaire lorsque Romulus trace le sillon délimitant la ville de Rome. Le caractère circulaire montre les limites de la méthode de calcul de la page précédente concernant les polygones.

 

5ème site :

Le 5ème site est une dépêche de presse concernant un fait récent : le tremblement de terre au japon et la menace nucléaire. Le mot périmètre est ici employé dans un autre sens que celui défini précédemment. Cette page montre ainsi que le vocabulaire très rigoureux employé en maths est parfois détourné ou a un autre sens dans le langage courant. Les élèves peuvent ici faire le lien avec le cercle et des problèmes de distances à respecter qu'ils ont déjà abordés.

 

6ème site :

Il est alors demandé aux élèves d'écrire quelques lignes de synthèse sur ce qu'ils viennent d'apprendre. Certains extraits pourront servir de bilan de cours.

 

7ème site :

Les élèves peuvent s'exercer sur Mathenpoche sur la notion qu'ils viennent de voir (cela permettra aux plus rapides de rester au travail).

 

 

Analyse de la séance :

Le temps de mise en route et d'explication de l'outil est un peu long. C'est la première fois que les élèves utilisaient ce type de parcours. Le temps moyen pour réaliser le parcours a été d'une heure trente environ.

Les questions relatives à Internet ont quelque peu surpris les élèves, pas bien sûrs de ce qu'ils devaient répondre. Facheuse tendance du système scolaire à exiger des réponses formatées ... résultat les élèves n'osent pas répondre à des questions peu habituelles alors qu'ils ont un tas d'idées...
La synthèse sur le Tableau intéractif a permis de bien dégrossir la notion de périmètre et les enjeux des séances futures. Les élèves ont plutôt fourni des réponses intéressantes aux questions posées et se sont montrés globalement autonomes face à leur travail. C'était un des objectifs de la mise en place de ce travail. Il a été atteint.
L'outil Internet plait, par ailleurs, beaucoup aux élèves et ils se montrent très motivés par ce type de travail.

J'utiliserais encore cet outil à l'occasion et je recommande !

 

Un autre parcours que je prévois en 3ème sur les grandeurs composées :

http://www.jogtheweb.com/run/5kMYGaAiV17R/Grandeurs-composees#1

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 12:03

 

20100318---atelier-maths-005.JPGEnseignant en mathématiques dans ce qu'on appelle, stigmatisant parlant, un collège difficile, affublé de tous les sigles possibles (RAR, Zone de prévention de la violence, CLAIR), j'entends et je lis des choses qui me gênent, voir me choquent.

Combien de fois ai-je entendu « j'espère que tu auras ta mutation », « là où tu es tu ne peux pas vraiment enseigner », « on ne peut rien faire pour eux » ... ?

La mutation ? Je n'en veux pas !

Enseigner ? Plus que jamais !

Rien à faire pour eux ? Une facilité tentante ...

 

Il se trouve que j'aime mon métier et l'endroit dans lequel j'enseigne, ce que beaucoup ont peine à comprendre ! C'est ce qui me donne aujourd'hui l'envie d'écrire pour exprimer la passion qu'on peut avoir à enseigner même (et peut être davantage) en milieu difficile.

 

La tentation de se décourager

 

Il est vrai, la tentation de se décourager est grande. Un travail de groupe qui a échoué, une activité réduite à néant, des freins administratifs aux projets, un langage qui limite l'expression et le développement des idées et des raisonnements ... Une accumulation de détails qui peuvent mettre à mal les motivations et inciter à rester au stade du constat « ils ne savent pas faire ». Rester à ce stade, c'est très vite prendre la posture d'inquisiteur ... « parents démissionnaires », « élèves pas fait pour être au collège », « manque d'éducation »... tout est bon pour justifier un découragement qui peut prendre deux formes : être dépassé ou asséner un cours magistral, évaluer de manière unilatérale (avec des résultats catastrophiques bien souvent) et se lamenter bien sûr d'une baisse générale du niveau... « c'était mieux avant ! »

Et que dire lorsqu'on envisage le métier comme simple gagne pain (c'est un choix de vie que je peux parfaitement comprendre) et qu'on se retrouve face à ces difficultés bien réelles ?

 

Sans cesse innover

 

Ma vision, c'est qu'enseigner, c'est justement dépasser le stade du constat. Ce dernier, si on s'en contente, finit par être bien souvent négatif ! Qui, en effet, n'attend pas mieux de ses élèves ? A moins que le succès réside à avoir une classe qui ne fait pas de vagues... travaille-t-elle pour autant ?

C'est précisément dans le dépassement du simple constat que réside, à mon sens, la richesse de notre métier.

Mettre en place une stratégie pour que les élèves apprennent réellement, maîtrisent des compétences, des « savoirs être », accèdent à la culture et se forment à être des citoyens responsables, demande un travail que je trouve passionnant. De nombreux leviers s'offrent à nous, certains plus efficaces que d'autres, de manière aléatoire selon la classe et le contexte. J'arrive à considérer une séance ou une séquence réussie lorsque les élèves sont « entrés en mathématiques », qu'ils ont fondé tout ou une partie de démarche, qu'ils ont cherché, qu'il ont mobilisés des savoirs, des compétences ou leur propre représentation. Ce n'est pas tant une classe silencieuse planchant sur des exercices techniques (nécessaires mais pas obligatoirement un préalable indispensable à tout problème complexe, ambitieux ou concret) qui font que le « message » est passé. Cela dit certains élèves y trouvent leur compte et c'est bien cela qu'il faut s'efforcer d'avoir en tête : nous avons face à nous (ou devrais je dire plutôt « avec nous », l'idée d'un face à face frontal ne m'attire guère) une diversité dans laquelle chacun doit trouver son compte dans les apprentissages pour entrer en réussite. Diversifier est donc, à mon avis capitale, et c'est aussi en cela que ce métier est riche !

Dépasser le constat de l'échec, c'est aussi tenter de faire progresser les élèves sur des notions sur lesquelles ils ont échoué. Remédier n'est pas quelque chose de culturellement ancré dans l'école française, la note sanctionne mais n'ouvre que rarement le chemin de la progression ... Et pourtant quand on se donne un peu la peine d'essayer, on débloque des freins parfois infimes qui permettent à des élèves d'entrée en réussite.

 

Des réussites quotidiennes

 

Au delà du caractère varié et polyvalent du métier d'enseignant, c'est aussi les réussites qui forgent notre motivation. Car, des réussites, il y en a... La réalité du terrain est loin de l'image d'un collège ZEP telle qu'on peut la voir dans les médias ou à travers des témoignages de profs (qui souvent vous raconteront le croustillant, le sensationnel... c'est aussi un exutoire bien connu des salles des profs que je pratique aussi).

Nous voyons tous les jours des élèves motivés qui s'investissent et réussissent et qui auront probablement de bons parcours. Parfois, la motivation n'est ni naturelle, ni constante et c'est par nos actions qu'elle peut être suscitée. Les travaux interdisciplinaires sont souvent de belles réussites à ce niveau. Ils donnent du sens, décloisonnent les savoirs et les démarches. Les productions faîtes par les élèves sont parfois surprenantes.

En creusant un peu et en laissant une certaine liberté de travail aux élèves, on se rend compte de potentiels cachés, de points forts que l'école ne sait pas toujours déceler et valoriser. On accueille également avec plaisir après un travail où les élèves sont actifs lorsque la sonnerie retentit et qu'ils s'exclament « déja » et se rendent compte que c'est en faisant qu'on apprend le plus !

Et je reste persuadé que certains, même en échec relatif trouveront peut être un jour dans le début de leur vie d'adulte le moyen d'activer un esprit de curiosité qu'on leur transmet au collège.

 

Travailler en équipe

 

Comment ne pas parler du plaisir que j'éprouve à exercer mon métier sans parler du travail en équipe ?

C'est, à mon sens une des clés de réussite et j'ai la chance de pouvoir le pratiquer avec certains de mes collègues. En travaillant ainsi, nous pouvons mettre des projets en place. Ils apportent une vraie valeur ajoutée en terme de motivation des élèves, d'accès à la culture et de développement de compétences pas toujours travaillées. Cela nous permet aussi de mettre sur pieds des travaux croisant les disciplines, comme j'ai pu l'évoquer précédemment.

Le travail en équipe favorise par ailleurs le partage de nos ressources, de ce qui fonctionne, des pratiques innovantes... il offre ainsi un vrai recul sur ce que l'on fait et impose parfois un travail d'analyse bien souvent profitable.

C'est une vraie richesse, pas forcément encouragé par l'organisation de nos services et qui demande à être favorisée.

 

Loin de moi l'idée de faire dans l'angélisme... des difficultés, il y en a et j'en rencontre. Il arrive qu'on échoue avec tel élève, telle activité ou telle classe mais je ne me retrouve en rien dans les discours alarmistes et négatifs, voir méprisants de certains. Je me considère comme un privilégié, j'exerce un métier qui est aussi une passion et cela n'a pas de prix ...

 

 

 

 

 

 

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